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Defense & Security2 oct. 2026

États-Unis : la déclassification des dossiers UAP se poursuit sans preuve d'une présence extraterrestre

Depuis mai 2026, le département de la Guerre publie par tranches des documents sur les phénomènes aériens non identifiés ; la portée réelle de cette transparence est contestée et aucune preuve extraterrestre n'a été fou…

États-Unis : la déclassification des dossiers UAP se poursuit sans preuve d'une présence extraterrestre

Le département de la Guerre des États-Unis a engagé, depuis le 8 mai 2026, une série de publications de documents relatifs aux phénomènes aériens non identifiés (UAP), dans le cadre du programme Presidential Unsealing and Reporting System for UAP Encounters (PURSUE). Selon The Debrief, le secrétaire à la Guerre Pete Hegseth a déclaré que ces dossiers, « cachés derrière des classifications, ont longtemps nourri des spéculations justifiées », ajoutant qu'« il est temps que le peuple américain les voie lui-même ». La directrice du renseignement national, Tulsi Gabbard, a présenté cette livraison comme la première d'un effort conjoint de déclassification appelé à se poursuivre. Le Washington Examiner rappelle que cette initiative découle d'un décret signé en février par le président Donald Trump.

La portée de l'opération est contestée. Le Washington Examiner rapporte que des critiques de gauche comme de droite ont soutenu que le calendrier visait à détourner l'attention de la guerre en Iran, des questions entourant l'affaire Jeffrey Epstein et du mécontentement lié à l'inflation. Selon DefenseScoop, six responsables impliqués de longue date dans les efforts de transparence ont estimé que « les données seules ne constituent pas une divulgation ». The UFO Chronicles souligne pour sa part que l'affirmation du département de la Guerre selon laquelle ces fichiers n'avaient jamais été publiés est inexacte, une part importante des documents anciens étant déjà connue des chercheurs.

Sur le fond, les livraisons successives n'ont pas apporté de preuve d'une vie extraterrestre. Le New York Post rapporte que la quatrième tranche comprenait la vidéo d'un objet à six pointes au large de l'Asie orientale, sans confirmation d'une origine non humaine. Ce même quotidien fait état d'orbes sphériques observés par des militaires américains au-dessus du Moyen-Orient en 2025, se déplaçant à 480 mph selon un rapport du CENTCOM. Le Washington Examiner indique que les ballons et les satellites représentent près de 85 % des objets dans les enquêtes résolues du Pentagone. Avi Loeb, à la tête du Conseil scientifique consultatif sur les UAP, attribue nombre d'orbes lumineux à des plasmas issus de lasers, tout en jugeant une rencontre récente inexpliquée, selon le New York Post.

Les dispositifs institutionnels se sont étoffés. DefenseScoop rapporte que la charge de dossiers du bureau AARO du Pentagone dépasse 2 000 cas, et que celui-ci enquête sur un signalement de la marine portant sur une centaine d'objets au large de la Virginie. Le New York Post indique que le Pentagone a créé une dérogation juridique permettant aux personnels tenus au secret de transmettre des informations sur les UAP, tandis qu'une coalition de lanceurs d'alerte — dont David Grusch — a demandé à Donald Trump de lever leurs accords de confidentialité. Selon The Debrief, une prépublication de Jacob Haqq-Misra et Ravi Kopparapu a examiné 112 vidéos publiées en 2026 sous PURSUE.

Le New York Post signale que deux vidéos classifiées montrant un objet triangulaire de 100 pieds au-dessus d'une base du Colorado en 2023 restent retenues par l'Air Force, le département de la Guerre se déclarant « activement » saisi de leur localisation. The Debrief évoque la publication attendue de jusqu'à 46 vidéos détenues par l'AARO. Le New York Post rapporte par ailleurs que, selon un expert de la UAP Disclosure Foundation, des documents rendus publics en juin allèguent que la Chine et la Russie auraient récupéré des objets UAP et tenté de les rétro-ingénierer, une allégation non corroborée. The Debrief note que le site war.gov/UFO avait reçu, lors de la troisième livraison, plus de 1,7 milliard de requêtes depuis son lancement.