David Grusch réaffirme l'hypothèse d'un conflit entre intelligences non humaines, sans preuve
L'ancien officier de renseignement américain a décrit, dans le podcast de Joe Rogan, des affrontements entre entités reptiliennes et « gris », sans fournir d'éléments vérifiables.

Dans le 2560e épisode du podcast The Joe Rogan Experience, publié le 30 septembre 2026, l'ancien officier de renseignement américain David Grusch a affirmé que certaines chutes d'objets anomaux ne relevaient ni de l'accident ni de l'action humaine, mais de confrontations entre intelligences non humaines, qu'il désigne par la formule « NHI versus NHI ». Il a estimé qu'il pourrait exister « une douzaine ou deux » d'occurrences de ce type. Comme lors de ses précédentes déclarations publiques, aucune preuve vérifiable n'a été présentée pour étayer ces propos.
Selon la transcription de l'entretien relayée par le portail lusophone Portal Vigília, M. Grusch situe l'un de ces épisodes après la chute d'un engin comparable aux objets dits « Tic Tac » : des reptiliens auraient été retrouvés vivants sur place, aux côtés de corps d'entités décrites comme des « gris ». Interrogé sur un combat littéral entre les deux groupes, il a répondu « Yeah, I guess » et ajouté connaître « les gens qui étaient là ». Les survivants reptiliens auraient été tués par des Américains parce qu'ils « représentaient une menace ». Le New York Post rapporte d'autres précisions issues du même entretien : une vidéo montrant jusqu'à quatre corps d'entités à l'apparence de « dieux grecs » dans un engin en forme de croissant, des créatures de sept pieds et plus à l'aspect de gorilles et à la peau écailleuse, ou encore des « petits gris » présentés comme opposés aux reptiliens. M. Grusch a dit ne pas avoir vu lui-même ces créatures et s'appuyer sur des témoignages jugés crédibles, affirmant avoir pu corroborer la vidéo de façon indépendante.
Ces déclarations marquent un écart avec le témoignage public rendu par M. Grusch devant le Congrès en 2023, où il avait évoqué des programmes présumés de récupération et d'ingénierie inverse d'objets anomaux et l'existence de « biologiques non humains », sans décrire de conflit entre espèces. Une partie de la couverture médiatique a présenté la soumission de ses propos au processus de révision du département de la Défense comme une validation implicite ; la documentation officielle du Defense Office of Prepublication and Security Review indique au contraire qu'une autorisation de publication n'emporte ni approbation ni confirmation de l'exactitude factuelle. Selon Portal Vigília, ce même mécanisme avait déjà été invoqué par Luis Elizondo lors de la parution de son livre Imminent.
Le récit s'inscrit dans une généalogie ancienne de l'ufologie. Portal Vigília rappelle que le lieutenant-colonel Philip J. Corso décrivait dès 1997, dans The Day After Roswell, une « seconde guerre froide » entre les humains et une présence extraterrestre potentiellement hostile — parallèle purement conceptuel, puisqu'il n'opposait pas des « gris » à des reptiliens. Plus proche, le récit de Phil Schneider, dans les années 1990, faisait état d'un affrontement armé survenu en 1979 près de Dulce, au Nouveau-Mexique, et de dizaines de morts dans les forces gouvernementales, sans qu'aucune documentation indépendante ne soit jamais venue l'étayer ; la mythologie de Dulce remonte à l'entrepreneur Paul Bennewitz et à une désinformation alimentée par des personnes liées au renseignement militaire. Le même portail signale un précédent brésilien, celui de Ted B. Heidk, présenté en 2019 comme ancien membre de forces d'opérations spéciales et auteur d'un récit de confrontation avec des reptiliens lors d'une mission multinationale au Zimbabwe en 1998.
Sur le fond, aucun élément matériel nouveau n'accompagne ces déclarations et aucun calendrier de publication n'a été annoncé. M. Grusch a soutenu que les personnes ayant participé à de tels épisodes parleraient publiquement un jour, et s'est dit convaincu que l'ensemble de ses affirmations serait rendu public avant la fin du mandat de Donald Trump, sans préciser par quel canal.